L'histoire du peuplement
de la région de Casselman débute avec l'arrivée de Martin Casselman
et ses projets de développement pour la région. Lors d'un voyage
de chasse sur les bords de la rivière Petite-Nation en 1832,
il eut l'idée d'y établir un village et d'exploiter les ressources
forestières abondantes pour faire le commerce du bois. Ce descendant
loyaliste, natif de Williamsburg, acheta des Jessups, en 1843,
un immense territoire couvrant la plus grande partie du futur
canton de Cambridge pour une somme dérisoire. Il devint le propriétaire
de 1600 acres de terrain de chaque côté de la rivière Petite-Nation.
C'est sur les rives de ce cours d'eau, près d'une chute d'eau,
que Martin Casselman vint s'installer définitivement en 1844.
Il amena avec lui une quarantaine d'hommes qui l'aidèrent à
mettre sur pied son commerce de bois en retour de la promesse
de l'obtention d'une terre à très bas prix. Une digue et une
scierie furent construites en 1844 et son commerce de bois était
lancé.
En janvier 1876, Martin Casselman, pionnier de la région,
offrit
à l'évêque d'Ottawa, Mgr Thomas Duhamel, trois acres de terrain
dans la partie du village au sud de la rivière Petite-Nation
pour y bâtir une église catholique. Mais il fallut encore huit
ans avant que les gens puissent célébrer une messe catholique
à Casselman. Les messes avaient lieu à l'étage supérieur du magasin
général d'Olivier Quenneville. En 1886, la paroisse Sainte-Euphémie
de
Casselman créée par l'évêque d'Ottawa et le premier curé, l'abbé
Georges Talbot, fut inaugurée le 28 septembre. L'abbé Talbot
dirigea la paroisse jusqu'au début de 1888. Il fut remplacé le
15 mars 1888 par l'abbé Léandre Francoeur. C'est à ce
nouveau prêtre
qu'on confia la construction d'une église pour la paroisse.
L'origine du nom de la paroisse se rapporte au nom de
l'épouse défunte
du Père Albert Phillion, premier prêtre missionaire à Casselman.
Les incendies*
L'incendie de 1891 Au mois de juillet 1891, la
paroisse Sainte-Euphémie dût faire face à sa première grande
épreuve: un incendie détruisit une partie du village, la scierie
de la Casselman Lumber Co. et plusieurs millions de pieds de
bois. Plusieurs ouvriers dûrent quitter le village pour trouver
ailleurs du travail. Toutefois, des terres jusqu'alors à moitié
défrichées furent transformées par le feu en de belles prairies
fertiles et plusieurs nouveaux colons vinrent s'installer sur
ces terres propices à l'agriculture.
L'incendie de 1897 Le 5 octobre 1897, la paroisse fit face à
la plus grande tragédie de son histoire: la région de Casselman
fut entièrement détruite par un terrible incendie. À l'exception
de quelques habitations, le village fut réduit en cendres et
les gens se retrouvaient sans logement ni effets personnels.
L'église catholique fut détruite en entier à part le Saint-Sacrement,
que le vicaire Joseph-Hercule Touchette put sauver. Plusieurs
citoyens dûrent quitter la paroisse puisque tous leurs biens
avaient été détruits. Toutefois, soutenus par les paroles encourageantes
du curé Touchette et des dons provenant de partout en Ontario
et du Québec, ceux qui restèrent se mirent à la tâche ardue
de la reconstruction du village. Deux jours après l'incendie,
un comité fut mis sur pied pour reconstruire l'église.
L'incendie de 1919 En juillet 1919, la paroisse devint encore
la proie d'un grand incendie. Les constructions bordant la rue
principale du village, envahie par les flammes, furent presque
toutes détruites. Plusieurs commerçants de l'époque perdirent
une grande part de leurs marchandises et équipements. Ceux qui
réussirent à sauver une partie de leurs biens les
transportèrent
dans l'église ou dans l'hôtel de ville. L'église, la banque
de l'époque et le magasin de Damase Racine furent épargnés grâce
au travail efficace des pompiers d'Ottawa. Dès les jours suivants,
les villageois entreprirent courageusement la reconstruction
sur l'artère principale.
Le chemin de fer et la gare Le premier chemin de fer fut inauguré
le 1er février1882. C'était une des principales façons de
transporter le
bois, les briques et les denrées nécessaires à la population.
Durant la Première Guerre mondiale (1914-1918), cette voie permettait
le transport du blé et d'autres marchandises pour l'exportation.
Le chemin de fer qui faisait la liaison Montréal-Toronto avait
été construit en 1856. Plus tard, la liaison Côteau Junction-Casselman-Ottawa
s'ajoutait à la voie Transcontinentale. C'est en 1915 que le
premier train parcourut le trajet de 3 205 milles entre Québec
et Vancouver, en passant par Montréal, Casselman et Ottawa.
*Vous pouvez trouver de plus amples informations au sujet des incendies
en parcourant le
site web des Pompiers
de Casselman.